La métaphore du corps vide par Pauline VANESSE
CEAC ConférenceCo-organisé Par Célia Sokol et Luc Deduytschaever
Certaines œuvres chorégraphiques bousculent mon corps de spectatrice, le font espace fictionnel. À l’intérieur, tout se réorganise, se contorsionne. Ces spectacles mettant en scène des corps inanimés, corps vides, ont imprégné ma posture spectatorielle par leur potentiel kinésique. Il me semble que ce nouvel état de corps peut encourager une réception sensible et critique. Ainsi, en le théorisant, j’aspire à proposer de nouvelles formes de médiation pour tenter de transmettre cette réception épidermique. Pour conceptualiser et faire éprouver cet évidement métaphorique, la lecture empathique et les collages analogiques nous serviront d’outils.
Après deux ans d’études en Psychologie, Pauline Vanesse prend un virage dans son cursus universitaire et intègre la Licence d’études en danse à l’Université de Lille. D’abord formée corporellement par le conservatoire, l’exploration de la danse par l’écrit anime un profond désir de recherche. En 2023, elle soutient son mémoire « Corps inanimés, quand l’intérieur déborde », un travail d’analyses d’œuvres chorégraphiques engageant une réflexion sur le potentiel kinésique des corps marionnettiques. Les hypothèses qui viennent le conclure appellent une suite. Débute alors cette même année une thèse-action sous la direction de Philippe Guisgand. Ce projet de recherche tend à proposer de nouvelles pratiques de médiation pour favoriser des réceptions sensibles et critiques.